Sans la structure déformable que constitue les articulations du
cheval, là ou se joignent les
os, les mouvements ne pourraient pas s'effectuer.
C'est grâce au
cartilage, une articulation très complexe, qui encapuchonne les
os au moyen d'un tissu élastique, que le
squelette peut se mouvoir.
Entre les
cartilages, on trouve des
épiphyses osseuses qui s'interposent par une cavité remplie de la
synovie, qui est un liquide très visqueux.
Fermé par une capsule conjonctive qui interdit l'écoulement de la
synovie, cette cavité est parcourue par des ligaments qui sont des structures fibreuses de collagène inextensible.
Deux systèmes interviennent lors de la transmission des forces.
Lorsqu'il y a une force de compression, où les
os ont tendances à se rapprocher, les forces passent par le
cartilage articulaire et la
synovie.
Par contre, quand il y a une force de traction, où les
os ont tendances à s'éloigner, les forces transitent par les ligaments.
Lubrifiant naturel, la
synovie empêche qu'il y ait un frottement direct entre deux
cartilages quand ils se déplacent l'un par rapport à l'autre durant un mouvement, en effet sans elle, le
cartilage se gripperait ou serait partiellement détruit.
Ce n'est pas le seul rôle de la
synovie, elle sert également à évacuer l'excédent de chaleur et assure le refroidissement articulaire, grâce à la capsule conjonctive qui est fortement irriguée par le
sang.
Ceci est très utile pendant les grandes
allures, où une partie de l'échange mécanique se dégrade et où les tissus s'échauffent.
Le débit
sanguin dans la capsule conjonctive est contrôlé par le
système nerveux, si celui ci ne sa fait pas correctement, les articulations du
cheval ont tendances à s'échauffer et des douleurs le feront boiter, particulièrement au début de la mise au
pas.
Il est important de noter que cette boiterie intermittente à froid est considérée comme un
vice rédhibitoire.
Le système articulaire est très complexe et rend l'articulation particulièrement vulnérable.
Lors d'un effort trop important, une compression peut engendrer la dislocation des
cartilages et de l'
os sous-jacent.
C'est un accident, qui est souvent localisé au niveau du
boulet, entraîne une fracture de la première phalange du
cheval.
Mais d'autres pathologies peuvent causer des dégâts articulaires, comme la modification de la viscosité de la
synovie qui l'empêche de jouer convenablement son rôle de lubrifiant naturel.
Si normalement des transferts brutaux des pressions hydrostatiques, vers la capsule articulaire, n'ont pas de conséquences, dans ce cas de figure, elle provoque des distensions douloureuses comme l'
inflammation articulaire ,ou l'
arthrite.
Le
cartilage articulaire est un tissu très fragile, qui se remplace difficilement.
Quelquefois une usure mécanique engendre une dégradation de l'articulation connue sous le nom d'
arthrose.
Si après des mouvements au delà des limites physiologiques de l'articulation, les ligaments inextensibles se trouvent surchargés, ils vont finir par se rompre partiellement ou totalement et provoquer une entorse.
Ce sont les
boulets des
antérieurs du cheval qui sont le plus exposés à ce type d'accident.
Évolution du cartilage
Durant la croissance, les
os grandissent grâce à la présence d'un
cartilage, de conjugaison, interposé entre les extrémités et la partie centrale des
os.
Tant que, sur un cliché radiographique, on observe la présence de ce
cartilage, on peut affirmer que l'
os observé est encore capable de croissance.
La présence de ce
cartilage fragilise cependant l'élément
squelettique qui le contient.
Durant cette période de croissance, ces
cartilages ne disparaissent pas tous en même temps.
La détermination des
cartilages disparus et de ceux qui subsistent permet de définir l'âge
squelettique d'un animal.
Les
cartilages disparaissent, en effet, dans un ordre bien défini et qui est toujours le même.
Chez les sujets précoces, cette disparition se fait plus rapidement que chez les sujets tardifs.
En pratique, chez les
chevaux de
course, on ne doit demander d'efforts intenses à l'entraînement que lorsque les principaux
cartilages des
os longs se sont ossifiés.
Pour cela, chez le
cheval, on examine la radiographie de l'extrémité distale du
radius, car c'est à ce niveau que le
cartilage disparaît en dernier.
Cette façon de procéder évite les accidents
osseux du surentraînement précoce et permet à l'entraîneur de doser le travail en fonction de la précocité réelle de chaque poulain.