Louise Firouz, une américaine vivant en
Iran, est reconnue comme étant à l'initiative de la reconnaissance de cette ancienne race.
En
1965, alors qu'elle cherchait de petits
poneys à utiliser dans son école d'équitation, une expédition dans la
Mer Caspienne a révélé trois très beaux petits
chevaux.
La beauté et la grâce de ces petits
chevaux l'ont incité à s'interroger sur leur origine, car ils ne présentaient pas les caractéristiques habituelles du «
poney », mais étaient plutôt de petits
chevaux parfaitement proportionnés.
Une étude a été lancée au printemps de la même année pour déterminer la nature et le précédent historique d'un
cheval de cette taille en
Iran.
Sur une période de
5 ans, vingt autres
chevaux minuscules ont été retrouvés, la plupart du temps surmenés et souvent mal utilisés.
Leur tempérament prouvait que les
juments et les
étalons étaient élevés ensemble sans problème par de jeunes enfants, et que souvent, les
étalons reproducteurs
pâturaient pacifiquement avec ses congénères.
De plus, le
Caspien a révélé une capacité de
saut incroyable, et les
allures douces et élégantes d'un
cheval de sang.
Une enquête a été menée de
juillet 1965 à
août 1968, pour déterminer l'aire de répartition, et l'effectif approximatif du
Caspien.
Sur la base de cette enquête, il a été estimé qu'il existait une cinquantaine de petits
chevaux, présentant des caractéristiques de la race sur l'ensemble du littoral de la
Mer Caspienne.
Par contre, il a été conclu qu'en raison du fait que les individus étaient très dispersés, il était pratiquement impossible pour aucun d'entre eux d'être considéré comme complètement pur.
Au cours de la période allant de
1965 à
1970,
7 juments et
6 étalons ont été utilisés pour la reproduction au
Haras de Norouz Abad et ont produit
14 poulains.
Un seul des poulains ne présentait pas les caractéristiques du
Caspien, les
13 autres avaient tous de petites
oreilles, un front bombé caractéristique, un os mince et dense, et des
sabots en forme de trompe.
Durant l'été
1969, un
squelette mature de
Caspien a été étudié par rapport aux os du «
Equus hemionus onager », ou
Onagre de Perse.
L'onagre avait été découvert lors des fouilles dans les tombes de
Shahr-e-Qumis, datant du premier siècle, près de
Damghan, dans le nord-ouest de l'
Iran.
Il s'agissait d'un site à prédominance
Parthe (247 à 224 après notre ère) creusé par
David Stronach.
Les archéologues connaissent depuis de nombreuses années l'existence d'un
cheval minuscule trouvé sur des gravures en
Iran, se référant, entres autres, au sceau du roi perse
Darius le Grand (environ 500 ans avant notre ère), aujourd'hui au
British Museum, montrant une paire de minuscules
chevaux aux membres très fins, aux petites
oreilles et au
profil légèrement convexe, tirant le char royal pendant une chasse au lion.
Pour relier positivement le
Caspien d'aujourd'hui à la race originelle, il faudrait à l'avenir évaluer avec soin des sites archéologiques.
Il sera difficile de retracer l'histoire de la race sur plus de
3000 ans, mais le fait de ne pas examiner de manière exhaustive le passé de ce petit
cheval unique, peut entraîner la perte du dernier vestige du
cheval sauvage du
Moyen Orient.
La plus grande importance de l'étude du
Caspien réside dans le fait que si la continuité peut être établie, le
Caspien est probablement l'ancêtre de toutes les races modernes de
chevaux à sang chaud.
Au cours de l'été
1976, le troupeau de
Caspien de
Louise Firouz a été attaqué par des loups, et
3 juments et
1 poulain ont été perdus.
Afin de garantir la sécurité d'au moins une partie du cheptel, un vol d'urgence a été organisé pour amener
7 juments et
1 étalon à un haras déjà établi à
Shropshire au
Royaume Uni.
Le vol s'est avéré être une bouée de sauvetage pour toute la race.
Auparavant l'exportation avait été interdite en
1967 par la «
Société Royale du Cheval d'Iran », officiellement nommée
Royal Horse Society of Iran, afin de préserver et de maintenir les effectifs dans le pays, ce qui s'est révélé être une tragédie pour le
Caspien, qui avait presque été éradiqué pendant la Révolution.
D'ailleurs peu d'individus de la race restent actuellement dans leur pays d'origine.
Élevé dans le nord de l'
Iran, au
Royaume Uni, aux
États Unis, en
Australie et en
Nouvelle Zélande, le
Caspien est une race qui bénéficie d'une protection depuis quelques années, qui fait que même si elle est rare
(en 2004 on comptait 700 individus dans le monde dont 500 en Iran), elle n'est plus de nos jours en danger d'extinction.