Le Caspien

Une des plus anciennes races de chevaux du monde, redécouverte en 1965

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Longtemps considéré comme disparu depuis plus de mille ans et redécouvert en 1965, le Caspien est une des races les plus anciennes, sans doute encore plus que l'Arabe, dont quelques uns pensent qu'il en est l'ancêtre.

Découverte équine la plus passionnante de ce siècle, le Caspien, qui n'est pas un poney, mais une ancienne race de chevaux miniatures, est probablement l'un des ancêtres directs des races orientales, et sans doute de toutes les races de chevaux légers.

Extrêmement rare et à peine sorti de l'extrême extinction en 1965, de grands archéozoologues vont étudier le Caspien, afin de prouver le lien qui unissait la race moderne, au minuscule cheval préhistorique de la Perse.

Louise Firouz, une américaine vivant en Iran, est reconnue comme étant à l'initiative de la reconnaissance de cette ancienne race.

En 1965, alors qu'elle cherchait de petits poneys à utiliser dans son école d'équitation, une expédition dans la Mer Caspienne a révélé trois très beaux petits chevaux.

La beauté et la grâce de ces petits chevaux l'ont incité à s'interroger sur leur origine, car ils ne présentaient pas les caractéristiques habituelles du « poney », mais étaient plutôt de petits chevaux parfaitement proportionnés.

Une étude a été lancée au printemps de la même année pour déterminer la nature et le précédent historique d'un cheval de cette taille en Iran.

Sur une période de 5 ans, vingt autres chevaux minuscules ont été retrouvés, la plupart du temps surmenés et souvent mal utilisés.

Leur tempérament prouvait que les juments et les étalons étaient élevés ensemble sans problème par de jeunes enfants, et que souvent, les étalons reproducteurs pâturaient pacifiquement avec ses congénères.

De plus, le Caspien a révélé une capacité de saut incroyable, et les allures douces et élégantes d'un cheval de sang.

Une enquête a été menée de juillet 1965 à août 1968, pour déterminer l'aire de répartition, et l'effectif approximatif du Caspien.

Sur la base de cette enquête, il a été estimé qu'il existait une cinquantaine de petits chevaux, présentant des caractéristiques de la race sur l'ensemble du littoral de la Mer Caspienne.

Par contre, il a été conclu qu'en raison du fait que les individus étaient très dispersés, il était pratiquement impossible pour aucun d'entre eux d'être considéré comme complètement pur.

Au cours de la période allant de 1965 à 1970, 7 juments et 6 étalons ont été utilisés pour la reproduction au Haras de Norouz Abad et ont produit 14 poulains.

Un seul des poulains ne présentait pas les caractéristiques du Caspien, les 13 autres avaient tous de petites oreilles, un front bombé caractéristique, un os mince et dense, et des sabots en forme de trompe.

Durant l'été 1969, un squelette mature de Caspien a été étudié par rapport aux os du « Equus hemionus onager », ou Onagre de Perse.

L'onagre avait été découvert lors des fouilles dans les tombes de Shahr-e-Qumis, datant du premier siècle, près de Damghan, dans le nord-ouest de l'Iran.

Il s'agissait d'un site à prédominance Parthe (247 à 224 après notre ère) creusé par David Stronach.

Les archéologues connaissent depuis de nombreuses années l'existence d'un cheval minuscule trouvé sur des gravures en Iran, se référant, entres autres, au sceau du roi perse Darius le Grand (environ 500 ans avant notre ère), aujourd'hui au British Museum, montrant une paire de minuscules chevaux aux membres très fins, aux petites oreilles et au profil légèrement convexe, tirant le char royal pendant une chasse au lion.

Pour relier positivement le Caspien d'aujourd'hui à la race originelle, il faudrait à l'avenir évaluer avec soin des sites archéologiques.

Il sera difficile de retracer l'histoire de la race sur plus de 3000 ans, mais le fait de ne pas examiner de manière exhaustive le passé de ce petit cheval unique, peut entraîner la perte du dernier vestige du cheval sauvage du Moyen Orient.

La plus grande importance de l'étude du Caspien réside dans le fait que si la continuité peut être établie, le Caspien est probablement l'ancêtre de toutes les races modernes de chevaux à sang chaud.

Au cours de l'été 1976, le troupeau de Caspien de Louise Firouz a été attaqué par des loups, et 3 juments et 1 poulain ont été perdus.

Afin de garantir la sécurité d'au moins une partie du cheptel, un vol d'urgence a été organisé pour amener 7 juments et 1 étalon à un haras déjà établi à Shropshire au Royaume Uni.

Le vol s'est avéré être une bouée de sauvetage pour toute la race.

Auparavant l'exportation avait été interdite en 1967 par la « Société Royale du Cheval d'Iran », officiellement nommée Royal Horse Society of Iran, afin de préserver et de maintenir les effectifs dans le pays, ce qui s'est révélé être une tragédie pour le Caspien, qui avait presque été éradiqué pendant la Révolution.

D'ailleurs peu d'individus de la race restent actuellement dans leur pays d'origine.

Élevé dans le nord de l'Iran, au Royaume Uni, aux États Unis, en Australie et en Nouvelle Zélande, le Caspien est une race qui bénéficie d'une protection depuis quelques années, qui fait que même si elle est rare (en 2004 on comptait 700 individus dans le monde dont 500 en Iran), elle n'est plus de nos jours en danger d'extinction.
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