Selon une légende, le
Castillon aurait été présent de
Grèce par un homme nommé
Jouanissou, qui l'aurait ramené avec lui au cours du
XVIIème siècle, après avoir fait fortune.
Mais comme ses congénères originaires des
Pyrénées, le
Castillon est issu de troupeaux sauvages très anciens, si l'on se réfère aux grottes ariégeoises montrant des représentations peintes ou sculptées de chevaux de petites tailles vivant en totale liberté, qui au cours du temps a reçu un apport de sang oriental, mais surtout de sang ibérique, ce qui explique son expression si particulière.
Très gravement menacé au cours des années
1980, par de multiples croisements, la dépopulation de sa région d'élevage et de la généralisation de la mécanisation qui l'a privé de ses débouchés, le
Castillon, serait aujourd'hui, totalement éteint, s'il n'avait pas été sauvé par un groupe de passionnés qui se sont investis pour sa conservation.
Le
Castillon manque malheureusement de popularité, à l'instar du
Mérens, qui lui a réussi à se faire connaître d'un grand nombre de cavaliers français, qui pensent que c'est le
poney de montagne le plus performant.
L'«
Association Nationale du Cheval Castillonnais d'Ariège Pyrénées »
(ANCCAP) est créée en
1992, avec le soutien du
Haras National de Tarbes, du
Conseil Général de l'Ariège, et du
Conseil Régional de Midi Pyrénées.
Alors qu'il ne restait moins de cinquante
juments, la race est reconnue officiellement comme «
cheval de sang » en
1996 par le
Ministère de l'Agriculture, grâce aux efforts d'une poignée d'éleveurs passionnés, ce qui a redonné du souffle à la race, sans compter le conservatoire du patrimoine biologique régional de la
Région Historique du Midi Pyrénées, qui s'est aussi investi en faveur du
Castillon.
L'effectif qui était de
200 individus en
2002, est passé à
491 en
2011.
Même si cette progression est encourageante le
Castillon reste rare et les naissances peu nombreuses, soit
18 en
2016 (selon les données SIRE du 4 juillet 2017).