Le
postérieur gauche va ensuite cesser son appui, alors que l'
antérieur droit va poursuivre son extension vers l'avant et il va prendre alors contact avec le sol, ce qui constitue à nouveau un appui sur trois membres, le
postérieur gauche étant le seul levé et effectuant sa protraction vers l'avant.
Tout le poids du
corps est supporté uniquement par l'
antérieur droit qui se rétracte vers l'arrière, tandis que les trois autres se dirigent vers l'avant.
Quand le
postérieur gauche reprend contact avec le sol, il amorce le
cycle suivant.
Chaque
cycle locomoteur est accompagné du basculement
longitudinal, très accentué, de tout l'axe
rachidien, avec une importante descente du
balancier cervical quand l'
antérieur droit est en appui, et un relevé maximal quand il est en
protraction, c'est-à-dire quand tout le
corps va reposer sur trois membres.
Le
corps du
cheval n'est pas dans l'axe lors de la progression, en effet, l'
encolure se défléchit à l'opposé du membre
antérieur d'appui unique afin de soulager celui-ci.
Ainsi dans le cas du
galop à
droite, l'
encolure va s'orienter à gauche.
Sur le tracé de la piste on peut constater que l'empreinte de l'
antérieur droit se trouve alignée avec celle du
postérieur gauche, perpendiculairement à la direction du déplacement.
Quand un
cheval galope sur l'
antérieur droit pour tourner à droite, dans le cadre d'une piste de
course, on dit qu'il
galope «
juste », et qu'il
galope à «
faux » dans le cas contraire.
Il peut arriver qu'il de désunissent, c'est-à-dire qu'il va y avoir une incoordination entre les mouvements des deux
antérieurs et des deux
postérieurs et qu'il galope, par exemple, à droite des
antérieurs et à gauche des
postérieurs.
Ce défaut d'
allure ne doit pas être confondu avec le
changement de pied, que le
cheval utilise pour reposer l'
antérieur surchargé ou pour se préparer un changement de direction.
A trois temps, le
galop moyen, nommé «
canter » dans le monde des
courses hippiques, permet de progresser d'environ
3 mètres par temps locomoteur, et la vitesse est comprise entre
20 à 25 kilomètres à l'heure.
Pendant ce
galop, quand il est à
droite, si l'empreinte du
postérieur gauche se trouve à la hauteur de l'
antérieur droit on dit que le
cheval se «
piste », mais lorsqu'il accélère, en allongeant son
galop, cette empreinte va se trouver en avant de celle de l'
antérieur, on dit alors qu'il se «
mépiste ».