Les
cavités nasales sont complétées par des cavités
intra-osseuses qui sont les
sinus (le frontal étant le plus développé) et les
poches gutturales.
Ils sont les prolongements de la trompe d'
Eustache qui relie le
pharynx à l'
oreille moyenne, caractéristiques propres aux équidés.
Même si le rôle physiologique exact des
sinus et des
poches gutturales n'est pas tout à fait clair chez le
cheval, les affections de ces cavités peuvent parfois entraîner, particulièrement pendant un effort sportif, des hémorragies, que l'on nomme
épistaxis.
Ces hémorragies sont très fâcheuses et peuvent provoquer l'arrêt d'un
cheval en pleine
course.
Le
bout du nez et les
naseaux forment une zone très mobile, du fait, à la fois, de leur extrême sensibilité tactile et des échanges
respiratoires.
Le
cheval découvre le monde qui l'entoure par l'
olfaction et par le tact autant que par l'
ouïe et la
vue.
Il éprouve donc le besoin de se rassurer en reniflant les odeurs de l'objet ou de l'être vivant qu'il veut découvrir et en le touchant avec le
bout du nez, zone principale de sensibilité tactile, situé dans le prolongement des lèvres.
On conseille pour calmer un
cheval inconnu, de lui tendre le bras afin que l'animal le flaire puis y frotte le
bout du nez...
Ce conseil doit toutefois être mis en pratique avec prudence auprès des
étalons dont la réponse risque souvent de se traduire par une
morsure.
Les
naseaux doivent être largement ouverts, très mobiles, recouverts d'une peau fine.
Hormis une légère trace d'un mucus clair et sans odeur, ils ne doivent présenter aucun
jetage.
Un
jetage abondant, purulent ou malodorant est toujours le signe de l'évolution d'une
maladie générale ou d'une infection des
sinus ou des
poches gutturales.
Le
bout du nez doit être exempt d'excoriations ou de cicatrices, révélatrices du besoin d'utiliser souvent le
tord-nez comme moyen de contention chez un
cheval rétif ou conséquences de chutes chez un
cheval couronné ou
rasant le tapis, c'est-à-dire présentant des
problèmes de locomotion.