Il possédait une
encolure courte, un
dos arqué et une
queue volumineuse.
Ses
pieds à coussinet, assez semblables à ceux du chien, étaient bien adaptés au sol mou des marais, ses membres possédaient quatre
doigts, et chacun de ceux ci se terminait par une sorte de minuscule
sabot, qui était plus un ongle ou une griffe.
Peu développé, son
cerveau gardait des caractères proches de ceux des reptiles, ses
yeux étaient dirigés vers les côtés, sa
dentition était celle d'un herbivore.
Il se nourrissait de tendres graminées, de feuilles, de bourgeons et de pousses.
Ce mammifère primitif a été baptisé par les paléontologistes l'«
hyracotherium ».
A cette époque, très peu d'éléments permettaient alors de savoir que l'«
hyracotherium » était un
cheval, pourtant, il s'agit bien du
cheval originel.
La provenance ce petit animal est inconnue des paléontologistes et des scientifiques.
Au
XIXème siècle, ils découvriront des vestiges fossiles au
Royaume Uni, en
France et aux
États Unis, dans le
Wyomming, l'
Utah et l'
Nouveau Mexique, mais cela ne leur fournira pas de réponses précises quant à ses origines.
D'apparence fragile, il devait probablement avoir une remarquable résistance et devait posséder une belle faculté d'adaptation.
A travers le temps, extraordinairement longs, son évolution, tout à fait classique mais toutefois incomparable, se montrera clairement avec les premières formes du
cheval que l'on connaît.
Il a successivement porté le nom d'«
orohippus », d'«
epihippus », de «
mesohippus », de «
miohippus », de «
parahippus », de «
merychippus », d'«
hipparion », de «
pliohippus » et de «
dinohippus ». Chacun d'eux est parvenu à survivre pour donner naissance au dernier maillon, l'«
equus », ou à proprement parler le
cheval, il y a entre
un et deux million d'années.