Après la déglutition, les aliments passent par l'
oesophage et atteignent l'
estomac, qui a un volume très faible, si l'on considère la taille du
cheval.
Il représente
8 à 9 % de l'ensemble du tube
digestif soit
15 à 18 litres de volume.
L'
estomac commence par le
cardia, qui correspond à l'entrée de celui-ci et se termine au niveau du
pylore.
La partie resserrée que constitue le
cardia et qui est propre au
cheval, rend le vomissement impossible.
Ce dispositif anatomique empêche tout reflux des aliments vers l'
oesophage, ainsi lorsqu'on pense qu'un
cheval vomit, il s'agit en fait de déchirures qui ont lésé les parois
stomacales.
De ce fait, le «
vomissement » constitue un symptôme particulièrement grave, qui précède généralement la mort du
cheval par la rupture de l'
estomac.
La vidange de l'
estomac est continue et se composé de plusieurs zones, dont la
fundique (ou glandulaire) qui est sécrétrice d'
acide chlorhydrique.
Les aliments y séjournent entre
2 à 8 heures selon la composition et la ration, en précisant qu'un gros repas est évacué plus vite qu'un petit, et que le
fourrage y séjourne moins longtemps, que les
aliments composés et concentrés.
L'
estomac est le principal lieu dans la pré-digestion des protéines.
En effet, la production d'acide chlorhydrique est indispensable à l'activation de la
pepsine qui est l'enzyme préparatrice pour la digestion des protéines.
Même si le
pH de l'
estomac varie, il présente des valeurs peu acides, permettant le développement de la
flore microbienne, qui active la dégradation d'une partie des glucides.
L'
estomac du
cheval peut contenir des
parasites perturbant la
digestion, ce sont les
gastérophiles, les
habronèmes et les
trichostrongles.