Structure très compliquée, développée en se recourbant sur lui-même, le
gros intestin, qui correspond à environ
60% du volume total.
Il est composé du
cæcum, du
côlon ascendant, du
côlon descendant et du
rectum.
Le
caecum, qui est une poche en
cul de sac, a pour rôle le tri des particules dont les plus grosses résident moins longtemps que celles inférieurs à
10 millimètres.
Le
côlon ascendant est un tube long et replié en quatre parties avec des diamètres qui diffèrent, et où les aliments séjournent plutôt longtemps.
Le
côlon descendant, et le
rectum, sont des parties non fixées capables de se déplacer de manière importante.
Suivant la composition de la ration, le temps approximatif du transit total dans le
gros colon est de
24 à 48 heures, en sachant qu'il se fait plus rapidement pour les aliments avec peu de fibres comme l'
herbe de printemps.
Pour la dégradation des aliments, plus particulièrement des fibres, le
gros intestin utilise de nombreux
micro-organismes, dont le nombre et la composition est relatif à la nature de son alimentation.
C'est à ce niveau que tout ce qui n'a pas été digéré précédemment, le sera ici par fermentation, comme les fibres composant les glucides pariétaux.
Les «
restes » d'amidon et de protéines, non digérés par l'
intestin grêle, vont être digérés en acide gras volatils, absorbés pour ensuite fournir de l'énergie au
cheval.
Par contre, les
acides aminés et les
matières azotées présentes dans le
gros intestin seront peu valorisés, et pire, ils peuvent être transformés en
ammoniaque, qui a forte dose, devient toxique, et provoque différentes pathologies.
Zone d'absorption du phosphore et de la suppression de l'
eau, le
gros intestin est un organe qu'il est indispensable de considérer dans la ration quotidienne.
Les microbes présent dans le
gros intestin sont particulièrement sensibles à la modification de la ration, car ils sont spécifiques de chaque aliment.
C'est la raison pour laquelle il faut prévoir une période de transition lors de la modification de l'alimentation, afin de permettre à la flore microbienne de s'adapter.
Le
cheval est prédisposé aux
coliques par constipation, à cause de la forme du côlon, il faut donc être prudent et éviter la surconsommation de
paille.
Des risques d'acidose et des nuisances au niveau de la flore microbienne, qui implique une
digestion moins performante, des
coliques, des
diarrhées, la
fourbure et les
myosites, peuvent se présenter à la suite de la dégradation de l'amidon en acide gras volatil.
Il faut donc anticiper afin que les
rations riches en amidon, comme les céréales, puissent rester le temps nécessaire dans l'
intestin grêle de manière à ce que celui-ci puissent correctement procéder à la dégradation, en distribuant, par exemple, du
foin avant les
aliments composés, ou concentrés et en répartissant les repas pour que les rations ne soient pas trop grandes.