Il est facile d'ouvrir la
bouche d'un
cheval en introduisant deux doigts par la commissure des lèvres, puis en effectuant une pesée sur les barres.
On peut alors examiner les
dents, ce qui permet de préciser l'
âge de l'animal et de vérifier l'état des barres et de la langue.
Les barres sont des zones des maxillaires inférieur et supérieur, dépourvues de
dents et situées entre les canines
(chez le mâle) ou entre les dernières
incisives (chez la jument) et les premières prémolaires. Très sensibles, les barres inférieures servent d'appui au
mors.
On doit s'assurer qu'elles ne sont ni tranchantes, ce qui accroît la sensibilité
(bouche égarée), ni trop arrondies, ce qui, au contraire, réduit celle-ci et donne une
bouche dure.
Il est bon aussi de palper très doucement, avec un doigt, la gencive des barres supérieures pour vérifier qu'il n'existe pas une
dent de loup (prémolaire qui apparaît lors de première dentition, et qui persiste à l'âge adulte) qui peut être la cause de vives douleurs sous l'effet de la pression du
mors. Cette
dent peut être extraite par le vétérinaire.
La langue, que l'on peut saisir et extraire latéralement, doit être intacte et bien se loger dans le canal formé par les deux branches du maxillaire inférieur.
Organe très musclé et mobile, elle sert à la préhension des aliments. Le
cheval peut aussi l'utiliser pour se soustraire à l'
action du mors.
La couleur d'ensemble de la langue, comme celle des autres muqueuses, renseigne sur l'état de santé du
cheval.
Normalement rose vif, elle peut devenir rouge violacé dans les états congestifs et noirâtre lorsqu'il y a insuffisance des échanges
respiratoires. Lorsque le cheval est anémié, elle s'éclaircit pour devenir rose pâle, voire même blanc porcelaine lorsqu'il y a une
hémorragie importante.
La
bouche est la zone où le cavalier fait intervenir les aides transmises par les
rênes.
Un bon
cheval doit avoir une bonne
bouche, sensible sans excès, fine et légère, fraîche
(le cheval salive et mâche légèrement son mors), mais non bavarde
(l'animal ne mâche pas son mors sans trêve).
Les premiers organes qui interviennent dans l'ingestion des aliments sont les lèvres et les
dents.
Le
cheval possède des lèvres très mobiles, surtout la lèvre supérieure, qu'il utilise pour saisir et trier les aliments.
Ensuite, il utilise ses dents,
36 dents pour les
juments et 40 pour les
mâles, pour attraper ses aliments, plus exactement ses incisives, particulièrement utiles si l'
herbe du
pâturage est rase, et ses molaires pour la mastication en écrasant ses aliments au moyen d'un mouvement latéral de la mâchoire inférieur.
Cette étape a une durée plutôt longue et demeure très poussée chez le
cheval afin d'obtenir une taille d'aliments qui peut atteindre
1 millimètre.