Le Breton

Une race qui possède un des meilleurs cheptels de chevaux de trait en France

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Le Breton a une longue histoire, même s'il existe des divergences d'opinions.

Selon certains, la Breton remonte à 4000 ans, ou plus à l'époque où elle a été introduite en Europe par des Aryens (terme qui signifie « noble » qui a été utilisé par les Indo-Iraniens) venus d'Asie.

Pour d'autres, il proviendrait du croisement entres des chevaux asiatiques et des chevaux locaux.

Pour d'autres encore, le Breton proviendrait de chevaux plus petits élevés, et améliorés, par des guerriers celtiques lors de leur conquête de ce qui est maintenant le Royaume Uni.

Une population de chevaux, prétendument descendants du Cheval des Steppes monté par les Celtes, existait depuis de nombreuses années dans les montagnes de Bretagne.

Au moment des croisades, ces chevaux étaient avec des juments et des étalons orientaux, ce qui créa le Bidet Breton.

À la fin du Moyen Âge, il existait deux types, le massif « Sommier » du nord utilisé pour le bât, et le « Roussin » (signifiant cob), originaire des alentours de Briec, plus fin et plus élancé que le premier, utilisé comme monture de guerre.

Au cours du Moyen Âge, l'armée recherchait le Bidet Breton en raison de sa démarche confortable, décrite comme allant d'un trot rapide à un amble.

A cette époque, le Breton avait une taille au garrot de 1,42 mètre, et faisait partie des chevaux envoyés en Nouvelle France, aujourd'hui le Canada, par le roi de France au XVIIème siècle.

Au cours des siècles suivants, et jusqu'au XIXème siècle, de nombreux croisements ont été réalisés à partir de chevaux étrangers ou même français, comme avec le Boulonnais, le Percheron et l'Ardennais, afin d'adapter la production aux besoins économiques des différentes périodes.

Le croisement avec le Trotteur Norfolk et le Hackney, à la fin du XIXème siècle, a donné d'excellents résultats, produisant le Postier Breton, qui a rendu la Bretagne célèbre.

Depuis 1930, le croisement a été abandonné, et la sélection est devenue la base essentielle de l'amélioration génétique.

Certains types de la race n'existe plus, comme le Cheval de Corlay, très affiné avec de l'Arabe et du Pur Sang, qui a par la suite intégré le registre généalogique de l'AQPS, et jusqu'au début des années 2000, le « Petit Cheval de Trait Breton », considéré comme le véritable descendant du Breton originel, qui présentait les mêmes caractéristiques générales que celui d'aujourd'hui en plus petit, avec un profil plus bombé, une grande robustesse, de l'endurance et peu exigent en matière d'entretien.

En 1897, la nécessité de créer un registre généalogique pour le Breton devient une priorité, mais il faudra attendre le siècle suivant pour que celui-ci soit enfin ouvert.

A la base, il existait deux livres, un pour le Breton de type cheval de trait, à l'initiative des éleveurs du Finistère Nord en 1911 et, 1 an plus tard, un pour le Postier Breton à la demande de la « Société Hippique de Saint Pol de Léon ».

La fusion des deux registres généalogiques est réalisée en 1912, et à partir de 1951, il sera fermé aux chevaux qui n'ont pas de parents enregistrés ou qui ne sont pas nés dans la Bretagne historique, comprenant les Côtes d'Armor (22), le Finistère (29), l'Ille et Vilaine (35) et le Département du Morbihan (56), mais également le Loire Atlantique (44).

Élevé à l'origine dans ces 5 départements, on le trouve aujourd'hui partout en France, surtout dans les régions montagneuses du Massif Central dans la Région Historique Auvergne et dans les Pyrénées, mais également hors des frontières comme en Europe du Sud, en Afrique du Nord, en Amérique du Sud et au Japon.

En 1970, il a bien failli disparaître à cause de la généralisation de la motorisation et les éleveurs ne le produisaient plus que pour sa viande, mais de nos jours, en raison de sa qualité et de sa popularité, le Breton affiche un effectif de 12000 individus en 2015, c'est d'ailleurs l'une des races de trait qui se porte le mieux en France.
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