Pour d'autres encore, le
Breton proviendrait de
chevaux plus petits élevés, et améliorés, par des guerriers celtiques lors de leur conquête de ce qui est maintenant le
Royaume Uni.
Une population de
chevaux, prétendument descendants du
Cheval des Steppes monté par les
Celtes, existait depuis de nombreuses années dans les montagnes de
Bretagne.
Au moment des croisades, ces
chevaux étaient avec des
juments et des
étalons orientaux, ce qui créa le
Bidet Breton.
À la fin du
Moyen Âge, il existait deux types, le massif «
Sommier » du nord utilisé pour le bât, et le «
Roussin »
(signifiant cob), originaire des alentours de
Briec, plus fin et plus élancé que le premier, utilisé comme monture de
guerre.
Au cours du
Moyen Âge, l'armée recherchait le
Bidet Breton en raison de sa démarche confortable, décrite comme allant d'un
trot rapide à un
amble.
A cette époque, le
Breton avait une taille au garrot de
1,42 mètre, et faisait partie des
chevaux envoyés en
Nouvelle France, aujourd'hui le
Canada, par le roi de
France au
XVIIème siècle.
Au cours des siècles suivants, et jusqu'au
XIXème siècle, de nombreux croisements ont été réalisés à partir de chevaux étrangers ou même français, comme avec le
Boulonnais, le
Percheron et l'
Ardennais, afin d'adapter la production aux besoins économiques des différentes périodes.
Le croisement avec le
Trotteur Norfolk et le
Hackney, à la fin du
XIXème siècle, a donné d'excellents résultats, produisant le
Postier Breton, qui a rendu la
Bretagne célèbre.
Depuis
1930, le croisement a été abandonné, et la sélection est devenue la base essentielle de l'amélioration génétique.
Certains types de la race n'existe plus, comme le
Cheval de Corlay, très affiné avec de l'
Arabe et du
Pur Sang, qui a par la suite intégré le registre généalogique de l'
AQPS, et jusqu'au début des années
2000, le «
Petit Cheval de Trait Breton », considéré comme le véritable descendant du
Breton originel, qui présentait les mêmes caractéristiques générales que celui d'aujourd'hui en plus petit, avec un
profil plus bombé, une grande robustesse, de l'endurance et peu exigent en matière d'entretien.
En
1897, la nécessité de créer un registre généalogique pour le
Breton devient une priorité, mais il faudra attendre le siècle suivant pour que celui-ci soit enfin ouvert.
A la base, il existait deux livres, un pour le
Breton de type cheval de trait, à l'initiative des éleveurs du
Finistère Nord en
1911 et,
1 an plus tard, un pour le
Postier Breton à la demande de la «
Société Hippique de Saint Pol de Léon ».
La fusion des deux registres généalogiques est réalisée en
1912, et à partir de
1951, il sera fermé aux
chevaux qui n'ont pas de parents enregistrés ou qui ne sont pas nés dans la
Bretagne historique, comprenant les
Côtes d'Armor (22), le
Finistère (29), l'
Ille et Vilaine (35) et le
Département du Morbihan (56), mais également le
Loire Atlantique (44).
Élevé à l'origine dans ces
5 départements, on le trouve aujourd'hui partout en
France, surtout dans les régions montagneuses du
Massif Central dans la
Région Historique Auvergne et dans les
Pyrénées, mais également hors des frontières comme en
Europe du Sud, en
Afrique du Nord, en
Amérique du Sud et au
Japon.
En
1970, il a bien failli disparaître à cause de la généralisation de la motorisation et les éleveurs ne le produisaient plus que pour sa viande, mais de nos jours, en raison de sa qualité et de sa popularité, le
Breton affiche un effectif de
12000 individus en
2015, c'est d'ailleurs l'une des races de trait qui se porte le mieux en
France.